Affaire Brigitte Dewèvre
David Richardson
Published Apr 05, 2026
Affaire Brigitte Dewèvre – Un ancien membre de la police judiciaire a publié un livre mettant à jour son enquête avec de nouvelles preuves. Le tueur peut être quelqu’un qu’il reconnaît, pense-t-il. L’infraction a été codifiée, il n’y aura donc plus d’enquête. Les tentatives de Daniel Bourdon pour “faire bouger les lignes” et découvrir la vérité sur la mort mystérieuse de Brigitte Dewèvre en avril 1972 sont relatées dans Brigitte : L’histoire d’une contre-enquête. Une version paraphrasée des propos de l’auteur : “Il y a eu des erreurs, des omissions dans l’enquête.” Pour moi, c’était comme si de nouveaux contenus étaient constamment ajoutés.
Il insiste sur le fait que l’ex-PJ n’est pas un “super-flic”, alors ne l’attendez pas pour faire des miracles. Un garçon de 12 ans originaire de Bruay-en-Artois qui s’y trouvait à l’époque a pu apporter quelques mois plus tard un témoignage supplémentaire crucial. Remettez les pieds sur terre.
Période de l’année : le printemps 1972. L’actrice incarnant Brigitte Dewèvre n’a que 15 ans. On dit que la femme grande et frêle a un caractère instable. Ils ont récemment déménagé à la fosse 4, plus précisément dans la zone de Bruay. Ils ont pu passer une dernière journée ensemble pendant qu’elle rendait visite à sa grand-mère sur son lit de mort.
La nouvelle de ce crime a rapidement fait la une des journaux. L’affirmation vient d’un certain Daniel Bourdon, qui dit : « Je la connaissais de vue, je n’habitais pas loin. Néanmoins, « il y avait ce clivage entre les rejetons de la bourgeoisie et les rejetons de la classe ouvrière ».
Le prétendu scandale de Bruay-en-Artois a permis de mieux comprendre le contexte sociétal du problème. Alors que la situation difficile des jeunes redevenait un sujet de débat public, les parents de Brigitte et d’autres militants noirs du quartier se sont associés pour demander justice. Quelques jours après la tragédie, un rapport décrivant les tensions de classe en cours à Bruay a été rendu public.
L’arrestation d’un notaire de Bruay-en-Artois a élevé l’affaire à un niveau plus significatif socialement. Pierre Leroy vit dans l’une de ces communautés aisées. Sa Peugeot 504 garée a été retrouvée non loin du lieu de l’accident.
Parce qu’il fréquentait les quartiers chauds de Lille et qu’il était Rotarien, il a été rapidement identifié comme l’auteur et envoyé en prison. Après avoir entendu cela, le juge Pascal déclare la nécessité d’une “justice à ciel ouvert” et partage quelques détails d’enquête avec le public. La déposition est pleine d’incohérences et agit comme sa propre reconstitution.
Le 18 juillet 1972, la cour d’appel d’Amiens rejette les charges retenues contre Pierre Leroy faute de preuves et le juge Pascal est démis de ses fonctions. L’auteur Daniel Bourdon écrit qu’un notaire « ne peut pas mécaniquement être le criminel », mais cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de possibilité de débat.
Jean-Pierre Flahaut se rend à la police et leur fait ensuite des aveux. Même si personne, pas même ses proches, ne semble le reconnaître, cet orphelin de 17 ans tient à enfiler les lunettes de Brigitte.
Pour l’instant, la sonde est éteinte. L’affaire est classée sans suite en 1981. Peu importe l’endurance de Daniel Bourdon ! Après avoir servi pendant 35 ans dans la police parisienne, l’auteur prend sa retraite et retourne dans sa ville natale de Bruay-en-Artois. Selon les mots du jeune homme, “C’est une dame que j’ai connue quand j’étais enfant et qui m’a tout d’un coup apporté un nouvel élément décisif.”
Cela lui a pris 17 mois et beaucoup d’argent. Certaines informations et témoignages précédemment divulgués ont finalement été ignorés. A quoi je réponds : « Ensemble, ils offrent quelque chose », et il n’apporte aucune élaboration supplémentaire.
Pour étayer sa théorie actuelle sur le tueur, il a dû faire des recherches supplémentaires. Je l’ai fait sous un faux nom, mais la police découvrira qui il est vraiment. Il a été élevé par des parents honnêtes mais a eu du mal à trouver sa propre voie dans le monde. Selon l’ancien responsable des forces de l’ordre, “il était veilleur de nuit dans une église, très intéressé par la religion”.
L’auteur allègue que le jeune homme en question a disparu dans les bois au lendemain de l’arrestation de Jean-Pierre Flahaut. indicateurs d’actes répréhensibles possibles ? Du moins, c’est ce que prétend Daniel Bourdon. Depuis la déclaration initiale selon laquelle “il est introuvable”, aucune nouvelle information n’a fait surface.
Pour se protéger devant les tribunaux, Daniel Bourdon a pris divers pseudonymes, dont ceux de ses adversaires. D’après ce que j’ai pu comprendre, Brigitte Dewèvre ne joue aucun rôle significatif dans l’establishment de Bruayt.
Il dit que sa famille soutient pleinement son ambition d’écrire un deuxième livre développant ce concept. Le livre de Daniel Bourdon est si bien intitulé “Le but de ce livre” qu’il dit tout. Ses romans sont également disponibles dans plusieurs librairies Internet.
La limite de temps pour déposer des accusations varie en fonction de la gravité de l’acte répréhensible allégué. Dans la plupart des cas, le délai de prescription est de dix ans ; cependant, dans les cas impliquant des mineurs, il peut être prolongé. En 2005, le tribunal a déclaré Bruay-en-Artois délit nul et non avenu car le délai de prescription coutumier en matière civile était de 30 ans jusqu’en 2008.
Après l’émission d’un ordre, les manifestations dans les espaces publics doivent cesser. Le juge ne peut pas infliger de peine à l’accusé même s’il devait admettre sa culpabilité devant le tribunal.
Il n’y a pas de limite de temps pour poursuivre les crimes de guerre, le génocide ou d’autres crimes contre l’humanité.
Brigitte Dewèvre est née le 6 avril 1972 à l’âge de 15 ans à Bruay-en-Artois (Pas-de-Calais). Le procès a commencé, avec d’un côté les parents de Brigitte, et surtout son père, personnage mineur mais célèbre de la classe ouvrière et de la culture populaire françaises. Certains à l’extrême gauche n’hésitent pas à qualifier cela de “crime de classe” car le principal suspect est un notaire public, qu’ils considèrent comme un symbole de la classe supérieure.
Dans un livre qu’elle a co-écrit avec le célèbre avocat pénaliste Jean-Yves Le Borgne, notre exceptionnelle journaliste Caroline Pigozzi enquête une nouvelle fois sur cette affaire longtemps classée. Dans le quatrième volume, intitulé “Les accusés se lèvent”, les événements des procès qui se sont déroulés sur plusieurs siècles sont détaillés.
6 avril 1972. Le corps de Brigitte Dewèvre, 15 ans, est retrouvé à Bruay-en-Artois. Elle était fille de mineurs. Le notaire Pierre Leroy est un suspect principal immédiat. Il est possible que la tourmente suscitée par le procès devant le juge Henri Pascal se poursuive pendant des mois.
La petite ville minière de Bruay-en-Artois (aujourd’hui Bruay-la-Buissière) dans le Nord-Pas-de-Calais est fortement ségrégée par le statut socio-économique. Brigitte Dewèvre, une jeune fille typique de quinze ans, appartient à la deuxième catégorie. Son corps a été retrouvé dans le terrain vague entre le bidonville et les manoirs le 6 avril 1972. Un témoin qui a vu l’agresseur conduire une 504 blanche près du lieu du crime l’a identifié comme étant Pierre Leroy, notaire à Bruay-en-Artois et rotarien.
Il s’est identifié comme étant l’homme dont la voiture avait été découverte dans le terrain vague et qui partageait une maison avec Monique Béghin-Mayeur lors de l’interrogatoire. Mais les preuves vont à l’encontre de ce qu’il dit. Ses soupçons à son égard proviennent d’incohérences dans ses récits.
Il est jugé coupable de meurtre par le « petit juge » de Béthune et condamné à la réclusion à perpétuité. Même quatre ans après mai 68, le meurtre par le notaire de la fille d’un mineur fait l’actualité. Les journalistes se sont entretenus avec les parents de la victime après l’annonce de la nouvelle ; leurs enfants avaient d’abord soupçonné Pierre Leroy de meurtre.
Parce qu’il est bourgeois, une couche sociale souvent méprisée, ils le voient avec mépris. Henri Pascal est si convaincu qu’il a commis un acte répréhensible qu’il accueille favorablement une enquête de presse sur ses crimes présumés. Mais lorsque les preuves sont rassemblées, l’un des témoins dit que le notaire n’est pas la même personne qu’il a vue cette nuit-là.
Comme il n’y a pas suffisamment de preuves pour maintenir Pierre Leroy en prison, le parquet demande sa libération et est prêt à rendre public tout élément de preuve contre lui. Mais lorsque les preuves sont rassemblées, l’un des témoins dit que le notaire n’est pas la même personne qu’il a vue cette nuit-là.
Le parquet a demandé la libération de Pierre Leroy car ils n’ont pas suffisamment de preuves pour continuer à le juger. n’hésite pas à répandre sur lui dans les médias des rumeurs qui ne sont pas vraies. Mais lorsque les preuves sont rassemblées, l’un des témoins dit que le notaire n’est pas la même personne qu’il a vue cette nuit-là. Le parquet a demandé la libération de Pierre Leroy car ils n’ont pas suffisamment de preuves pour continuer à le juger.
La question a maintenant des implications politiques. Grâce à l’influence de Jean-Paul Sartre, les maoïstes ont relancé la lutte des classes. Seuls les capitalistes ont fait cela », titrait le numéro de La cause du peuple publié par ce dernier le 1er mai 1972, sous le titre « Et maintenant, ils massacrent nos jeunes ». La commission Vérité et justice tient des séances hebdomadaires dans le parking.
Dans la nuit du 5 avril 1972, elle quitte secrètement la maison pour passer la nuit chez sa grand-mère. Le lendemain, elle sera découverte dans un terrain vague avec encore une partie de ses vêtements et la gorge tranchée avec un lien souple.
Les médias et l’extrême gauche s’intéressent à l’affaire car elle illustre graphiquement le conflit entre différents groupes socio-économiques, avec le notaire municipal comme principal suspect. La recherche fou le tueur de l’adolescent n’a donné aucun résultat après des mois d’émotions brutes et de fausses pistes plausibles.